La Bièvre d'Arcueil-Cachan à Paris

La Bièvre, dessin Jules-Adolphe Chauvet
La Bièvre, qui fut la deuxième rivière parisienne coulait jadis à travers Arcueil pour aller se jeter dans la Seine en passant par les 13e et 5e arrondissements. La Bièvre a vue sur ses berges des pêcheurs, des planteurs de chanvre, des teinturiers de renommées, des blanchisseuses et des tanneurs. A une époque plus lointaine, elle a même vue habiter sur sont cours des castors, car « bièvre » désignait autrefois ce mammifère rongeur (disparu au XIIIe siècle de la région). En 1787, sa dénomination devient « ruisseau des Gobelins » en rapport à Jean Gobelin qui s'installa sur ses berges en 1443, premier d'une dynastie de teinturiers à l'origine du quartier de la Manufacture du même nom. À Paris, la Bièvre sera d'abord canalisée, les travaux lancés en 1828 seront achevés en 1844. Puis progressivement recouverte pour ne plus avoir aucun tronçon à l'air libre en 1912. Elle sera également couverte d'Antony à Gentilly au début des années 1950. Mais depuis quelques décennies, les communes qu'elle traverse sous forme d'égouts ou de canalisations, s'emploient à son renouveau.

Lire l'article : La Bièvre d'Arcueil-Cachan à Paris

Les marchés de plein vent

Le marché du Chaperon vert au début des années 1960
Jusqu'à la fin des années 70, nos marchés locaux étaient des lieux d’approvisionnement pour les familles, mais aussi des lieux de rencontres et de liens sociaux.
Espace de convivialité au cœur de la vie citadine, on y trouvait des camelots, des bouquinistes, des maraîchers qui venaient vendre en direct leur production saisonnière.
On y rencontrait aussi les vendeurs de presse militante, l'information politique non gouvernementale se diffusait dans les quartiers via les marchés. On y allait pour quelques courses et on repartait avec un tas de nouvelles sur le voisinage ou sur les luttes du moment. Non négligeable, les petits salaires y faisaient également quelques économies. Plus nombreux et beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui, les marchés de la ville d'Arcueil attiraient toutes les générations. Comment en sommes nous venu à réduire ces espaces populaires et à laisser la part du roi à la grande distribution ?

Lire l'article : Les marchés de plein vent

L'aqueduc d'Arcueil d'Adolphe Braun

Photo A.Braun 1871
Il est question ici d'une photographie de l'aqueduc d'Arcueil d'Adolphe Braun datant de 1871. Adolphe Braun est un photographe français né le 13 juin 1812 à Besançon et mort le 31 décembre 1877 à Dornach (Mulhouse). Sa photo de l'aqueduc est extraite d'une série intitulée : Le Théâtre de la guerre à Paris, Strasbourg et Belfort. Elle a été prise depuis la redoute des Hautes-bruyères à Villejuif, pendant la guerre franco-prussienne dite de 1870. Cette photo offre une vue panoramique de la commune intéressante et donné matière à la rédaction d'un commentaire développé lors de la séance du 16 janvier de l'atelier Histoire & Généalogie de la médiathèque Louis Pergaud.

Lire l'article au sujet de la photo de l'aqueduc d'A.Braun

Prosper Lucien Pirou : Maire et forçat

Prosper Pirou
Prosper Pirou possédait une tannerie à Gentilly (39 Rue d'Arcueil), un magasin de vente à Paris (53 Quai de Valmy), un appartement Rue Gabriel Vicaire et une mine d'Anthracite en Bourgogne avec Mr de Burgat (Domicile Rue Nollet).
Il avait épousé une riche héritière, fille d'un banquier de Saint-Quentin 02 et ancien commissaire-priseur. Il fut acculé à la faillite et chercha à extorquer des fonds à Mme Chabrux et sa sœur Mme Solet, vivants au Perreux 94 (12 Allée de Marigny).
Il tenta de les assassiner le 28/12/1912. Son avocat, Maître Henri-Robert demanda l'acquittement au bénéfice du doute, mais l'avocat général, la peine de mort. Il fut condamné le 19/04/1913 à 15 ans de travaux forcés, rayé des listes électorales et sa société mise en faillite. Parti dans le même convoi qu'Eugène Dieudonné condamné dans l'affaire de la bande à Bonnot, il obtint, chose rare, une concession agricole lors de sa double peine. Concession sur laquelle il fut assassiné (décapité au sabre d'abattis) pour être lui-même volé le 22/09/1922. Albert Londres en parla brièvement, il aurait été libéré en 1927. Maire de Gentilly de 1912 à 1913. Révoqué de ses fonctions le 28/06/1913. Il finit bagnard assassiné en Guyane. Étonnant parcours !

Les éléments de l'affaire Prosper Pirou


Anthroponymie française

Pieter Brueghel l'Ancien
L'anthroponymie est l'étude des noms de personnes. C'est une des branches de l'onomastique (étude de l'origine et de l'évolution des noms propres) Il existe à ce sujet de nombreux ouvrages, mais en consultant ces sources, il ne faudra pas tirer de conclusions trop hâtives, car le nom attribué à quelqu’un, l’a souvent été en tenant compte de certains paramètres relatifs à la personne, tels que sa profession, sa physionomie, ses qualités ou défauts, ses habitudes, ses origines, etc. Au regard des statistiques, on peut malgré tout conclure qu’une très grande majorité des noms ont pour origine d’anciens prénoms et une autre majorité non moins négligeable provient des sobriquets ou surnoms. L’histoire de notre passé mentionne des surnoms célèbres, tels que Pépin le Bref, Charles le Grand, Louis le Pieux.
Dans la plupart des civilisations antiques, un seul nom servait à désigner l'individu. Ce nom restait attaché à la personne de sa naissance à sa mort, sans héréditaire.
Seuls les Romains utilisaient un système de trois noms.
Avec l'expansion romaine, le système à trois noms s'est étendu sur tout l'Empire et notamment en Gaule.
Les invasions barbares du Vème siècle vont détruire l'Empire romain d'Occident et faire disparaître le système à trois noms en Gaule.
Les populations adoptent alors la coutume des vainqueurs, qui d’ailleurs était la leur avant l'arrivée des Romains. On ne porte désormais qu'un nom individuel, qui ne se transmet pas d'une génération à l'autre.
Ce système va perdurer jusqu'au XIIème siècle.
C'est au XIIème siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Face aux problèmes engendrés par un trop grand nombre d'homonymes, le nom individuel est peu à peu accompagné par un surnom. Avec l'usage, ce surnom tend à devenir héréditaire. Ce phénomène se rencontre d'abord parmi les familles nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population des villes.

Lire le dossier : anthroponymie française

Lire le dossier : Prénoms révolutionnaires

Petite histoire du temps

Christopher Clavius
créateur du calendrier grégorien
Les hommes on très tôt compris la nécessité de créer un système de repérage pour diviser et organiser le temps sur de longues durées. L'observation des phénomènes périodiques, comme par exemple le déplacement quotidien de l'ombre, ou le retour des saisons ou encore le cycle lunaire, ont servi de premières références pour organiser la vie agricole, sociale et religieuse des premières sociétés.
Le calendrier utilisé aujourd'hui dans la majeure partie du monde est le calendrier grégorien, mais par le passé, d'autres système l'ont précédé.
Les premiers calendriers sont apparus au début du troisième millénaire avant notre ère.  Leur but premier était de réguler les travaux agricoles au cours de l'année.
Les Égyptiens définissaient d'ailleurs l'année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la désigne est une jeune pousse avec un bourgeon. Dans les textes des pyramides, on mentionnait déjà l'existence de jours additionnels.
Le papyrus Rhind est le premier texte égyptien mentionnant les 365 jours
Les calendriers employés en Mésopotamie antique étaient de type luni-solaire avec des années constituées de 12 mois lunaires, chacun commençant lorsqu'une nouvelle lune était pour la première fois visible dans le ciel. Selon nécessité, on augmentait ces années par l'insertion d'un mois intercalaire afin de les faire correspondre à une année solaire, plus longue d'une dizaine de jours que l'année de 12 mois lunaire, entraînant ainsi des décalages entre les deux cycles.
La décision de modifier le calendrier était une prérogative royale. Ces changements avaient des conséquences sur les activités agricoles ou économiques (distribution des rémunérations, paiement des taxes, des intérêts, etc.), et également rituelles, puisque la fonction liturgique des calendriers était primordiale. Les calendriers avaient donc une importance sociale majeure, ce qui explique que leur gestion dépendait du pouvoir royal et religieux. Je vous propose un survol des calendriers qui ont réglé le temps de notre Europe. Une visite qui pourrait s’intituler « du calendriers julien au grégorien ».

Calendrier julien au calendrier grégorien

Calendier de Coligny

Calendrier républicain

Calendrier egyptien et mésopotamien

Psychogénéalogie

La « psychogénéalogie » théorisée par le professeur Anne Ancelin Schützenberger au cours des années 1970, instaure l’idée que les événements traumatiques ou encore les secrets vécus par un ascendant auraient un impact sur le comportement de ses descendants et expliqueraient certains de leurs comportements. C'est en se basant sur des travaux psychanalytiques et psychologiques que la praticienne a élaboré sa théorie qui s'est dès lors imposée comme une base pour de nombreuses méthodes psychothérapeutiques. Cette méthode, de plus en plus pratiquée, utilise les bases de la recherche généalogique.
Déjà, dans Totem et Tabou, Sigmund Freud avait évoqué la possibilité d’une « âme collective » pour tenter d’expliquer une transmission de l’inconscient d’une personne à celui d’une autre. Mais c’est Carl Gustav Jung qui a réellement ouvert la voie d’une approche transgénérationnelle avec sa théorie de « l’inconscient collectif » auquel chacun de nous aurait accès. Puis Jacob Lévy Moreno (créateur du psychodrame) et Françoise Dolto, ou encore Didier Dumas, ont développé des théories complémentaires sur les dynamiques inconscientes de la famille. Mais c’est à Anne Ancelin-Schützenberger que l’on doit le réel essor de cette technique. Travaillant pendant des années auprès de malades, elle a cherché dans leurs histoires familiales d’éventuelles répétitions ou identifications inconscientes à un aïeul.
La psychothérapeute a pu ainsi constater que leurs maladies s’étaient fréquemment déclarées exactement à l’âge où un de leurs parents était mort d’une maladie grave ou d’un accident. Exemple : depuis des années, Pierre souffrait de maux de gorge et du syndrome de Reynaud (une mauvaise circulation sanguine de l’extrémité des membres, qui donne une sensation de froid permanente). Toutes les tentatives pour traiter ses pathologies à l’aide de la médecine conventionnelle avaient échoué. Accompagné de son thérapeute, il a commencé par passer plusieurs mois à élaborer son arbre généalogique. Il est parvenu ainsi à remonter jusqu’à la Révolution. Il a découvert dans cette période un parent direct qui lui aussi se prénommait Pierre et qu’il avait été guillotiné le 9 janvier 1793. Or il était né le même jour, cent soixante-dix ans plus tard, le 9 janvier 1963. Alors, sous la conduite de son thérapeute, il a rejoué cet épisode historique en psychodrame, et ses symptômes ont disparu.

Lire l'article psychogénéalogie

Lire "histoire de famille" exemple de scénario transgénérationnel

Le grand Chaperon vert

Le site avant la construction de l'autoroute
La cité du Chaperon vert, situé sur le coteau ouest de la vallée de la Bièvre a été construite sur un terrain intercommunal des villes d’Arcueil et de Gentilly qui est resté quasiment vierge jusqu’à la fin des années cinquante, date du début de la construction de la cité.
L’appellation Chaperon vert est tellement ancienne que l’on ne connaît plus aujourd’hui avec certitude sa signification d’origine.
En fait, le site portait initialement le nom de Hautes bornes indiquant l’existence de rochers mégalithiques.
La cité du Chaperon vert était à sa construction un ensemble de treize hectares bâti en brique rouge frappant le regard par l’alignement massif de ses trois barres de dix étages orienté nord-sud. L’existence de la cité n’est pas sans rapport avec la construction de l’autoroute du sud qui la traverse. Effectivement, le terrain dit du Chaperon vert aurait pu être affecté à un projet d’extension de la cité universitaire soumis à l’état en 1945. Mais les villes d’Arcueil et Gentilly ont obtenu en réparation du dommage causé par le tracé de l’autoroute sur leurs territoires, que l’état se prononce en faveur d’un projet d’habitat social proposé par ces dernières.

Chronologie des maires d'Arcueil, de la Révolution aux Années Folles

La mairie d'Arcueil en 1880
Du Consulat à la commune de Paris, les maires d'Arcueil sont des notables nommés par le régime en place. Certains poursuivront leurs mandats d'un régime à l'autre, tel Nicolas Vattier nommé sous le Ier Empire et qui sera maintenu jusqu’au début de la Restauration de Louis XVIII. Ou mieux, tel Armand Colmet nommé sous la Restauration et dont le mandat se termine sous le Second Empire, en passant par la IIème République. L'Arcueil d'alors n'est pas comparable à celui d'aujourd'hui. Le recensement de 1795 ne compte que 256 habitants et celui de 1846 n'en compte que 2700. Avant l'arrivée de la IIIème République, les maires d'Arcueil ne sont qu'assez peu représentatifs de leurs administrés. Ne vous y trompez pas concernant par exemple le maire Joseph Cousté, il ne s'agit pas d'un ouvrier carrier mais plutôt de maître carrier entrepreneurs. D'origines modestes, il fait partie de ces arcueillais qui ont su gravir rapidement l'échelle sociale sous la Restauration. Les maires élus sous la IIIème République, témoignent d'une prise de conscience politique de la banlieue. Qu'ils soient issus de milieux humbles ou de milieux aisés, ces derniers n'ont pas évolué dans le même contexte politique que les maires d'avant 1870. Cette chronologie s'arrête aux Années Folles, car les maires récents comme Marius Sidobre, supposent à eux seuls un chapitre documenté de plusieurs pages.

Voir la chronologie des maires d'Arcueil

Lire : Trois ans d'administration municipale, bilan d'un élu par Émile Raspail

À la découverte des métiers de nos ancêtres

Marteau-pilon à la forge de grosses-œuvres au Creusot
J'ai recensé quelques métiers de nos aïeux, pour la plupart disparus ou en voie de disparition, la liste de ces métiers est longue et mon exposé ne serait-être exhaustif.
Une présentation complète nécessiterait au moins quelques livres et dictionnaires.
Pourquoi s'intéresser aux métiers anciens ? Nous rencontrons dans nos recherches généalogiques des noms de métiers oubliés, ou des noms connus dont nous ne comprenons pas précisément le sens, exemple : laboureur désigne un propriétaire terrien aisé qui possède au moins un attelage, il n'est pas forcément l'homme qui tient la charrue.
Le métier, ses outils, son vocabulaire, voilà tout un savoir-faire qui rejailli du passé lors d'une recherche et nous rappelle à des modes de vie oubliés.